

- 22 septembre 2009 - Toulouse
Festival Occitania
St Pierre des Cuisines
« Les nuits composites » - Création franco-marocaine
- 13 et 14 novembre 2009 - Le Burgaud - 31330 - Café du Burgaud
En trio avec Caroline ENGREMY (chant) et Jean-Paul RAFFIT (guitare électrique)
- 15 novembre 2009 - Auditorium du Conservatoire de Région - Perpignan
Clôture du festival « Aujourd’hui Musiques »
« Horizons chimériques », création pour vielle à roue et orchestre,
avec Daniel TOSI, composition / direction, et la Camerata de France
- 21 novembre 2009 - Théâtre Paul Eluard - Cugnaux
Ouverture du festival de jazz
en duo avec Agusti FERNANDEZ – piano
- 27 novembre 2009 - L’Arrosoir Châlons-sur-Saône
Duo avec Jacqui DETRAZ (tablas – percussions)
- 12, 13 et 14 mars 2010 - Les Docks - Cahors
« Les nuits composites »
- Avril 2010
Casablanca – Fès – Rabat – Marrakech - Agadir
« Les nuits composites »
- Juillet 2010 - Rodez
Estivada
« Les nuits composites »

- CRÉATION avec ATELIERS DE MÉDIATION
Commande du CENTRE OCCITAN DES MUSIQUES ET DANSES TRADITIONNELLES
- Composition / Improvisation : Dominique REGEF
en collaboration avec Jean-Paul RAFFIT : guitare
électrique
Dates à venir
- CRÉATION TRANSFRONTALIÈRE (France, Espagne, Catalogne)
Soutenue par le Festival JAZZEBRE
- Composition / Improvisation : Dominique REGEF
en collaboration avec Ramon LOPEZ : batterie,
Baldo MARTINEZ : contrebasse, Liba
VILLAVECCHIA : saxophones
Dates à venir

- Duo avec Ravi Prasad
- A la confluence du Gange et de la Garonne, du chant carnatique et de
la vielle à roue médiévale, la rencontre à Toulouse de Dominique Regef
et Ravi Prasad se révèle comme une évidence : humaine, musicale, instinctuelle.
Instrument à bourdons, la vielle se trouve bien sûr en empathie avec la
musique indienne. Mais il fallait, pour éviter l’effet de copié/collé
dont souvent la world music abuse, une démarche d’ouverture de part et
d’autre, remettre en jeu ses propres acquis, inventer ensemble de nouvelles
pratiques. Tâche à la mesure des partenaires, car tous deux fins connaisseurs
de leurs traditions, mais aussi arpenteurs de transversalités et improvisateurs
de haute volée. La gestuelle circulaire de la vielle renvoie à une conception
orientale du temps, qui ne sépare pas l’instant de la conscience d’une
totalité, laissant ainsi la nécessité intérieure s’exprimer dans toutes
ses dimensions. Ainsi, cette roue ne fait pas que tourner sur elle-même
: elle balaye les quatre points cardinaux et lance, à travers le continuum
de ses bourdons, un lien entre des cultures différentes et pourtant reliées.
Originellement dédiée à la méditation, la vielle est aussi dédiée à la
fête, à la spirale de la transe. Ces deux dimensions se nourrissent l’une
l’autre. C’est le langage du raga, dont Ravi Prasad exprime toute l’énergie
et la richesse de l’héritage, avec les perspectives novatrices suscitées
par sa rencontre avec l’Occident, les différents courants de musiques
actuelles et les ressources de l’informatique. L’osmose de cette voix
et de ce synthétiseur rétro-futuriste dont Dominique Regef se fait le
défricheur, nous offre une expérience sonique et musicale véritablement
réjouissante et inouïe.

- Duo avec Jean-Michel PELEGRIN
- La vielle à roue et l’accordéon chromatique, frères ennemis et pourtant
complices… jusqu’à se fondre en un même instrument aux possibilités orchestrales
infinies, où le modal et le tonal s’apprivoisent, se séduisent l’un l’autre.
Et aussi le saxophone soprano, la clarinette basse, la flûte, aux sonorités
qui exacerbent les aigus acides et les graves profonds de la vielle, et
sculptent en vagues le continuum des bourdons… Une rencontre unique autour
d’une amitié partagée, en forme de trouvaille : un florilège de compositions
originales sur mesure, et des reprises tirées de tous les styles : jazz,
classique, musiques du monde…, dans lesquelles la vielle se dévoile sous
un jour entièrement nouveau. De Coltrane à Bartok, de l’Inde au Brésil,
de l’Irlande au Maghreb…, de Pelegrin à Regef, c’est un voyage aux multiples
couleurs dont on ne se lasse pas, un vrai plaisir pour tous les publics.
- Jean-Michel PELEGRIN : accordéon chromatique,
sax soprano, flûte traversière, clarinette basse
- Dominique REGEF : vielle à roue, dilruba,
rebec

- Duo avec Nicolas LAFOUREST
- Un rapprochement improbable mais d’une grande pertinence : vielle et
guitare électrique produisent une matière sonore brute, saturée, paroxystique…
actuelle ! Une mise en perspective hallucinante, ou voix du passé et voix
du présent s’entrelacent, se cherchent, s’opposent et fusionnent en un
gigantesque bain de sons sous tension. C’est aussi la rencontre de deux
générations de musiciens hors normes, au jeu atypique, exigeant et aventurier,
qui mettent au centre de leur démarche l’écoute profonde, l’engagement
total, et bouleversent de fond en comble les images colportées par ces
deux instruments emblématiques. Des réminiscences traditionnelles se fondent
dans des spirales torrentielles, des rythmes ferroviaires nous catapultent
vers des paysages de science fiction, des sons écorchés reçoivent en écho
la caresse des étoiles…

- Reclus dans leurs répertoires-ghettos, les instruments anciens parviennent
rarement à se faire entendre hors de leurs cercles d’initiés, si ce n’est
comme ingrédients dans certaines productions des musiques actuelles. Pourtant
leurs sonorités, qu’elles soient douces ou sauvages, ont gardé intact
leur pouvoir de fascination, et méritent d’être envisagées comme élément
central d’une écriture franchement ouverte aux courants contemporains.
En faisant entendre ces instruments de façon entièrement inédite, dans
des compositions qui valorisent et exacerbent leur caractère souvent très
tranché, nous apporterons aussi un éclairage surprenant sur les ressources
créatives et iconoclastes de ce que nous appelons le patrimoine. Ainsi,
autour de la vielle comme pivot et lien organique, une chalemie (ancêtre
rustique du hautbois) jouée par Maurice Moncozet dans un esprit free jazz,
un organetto (petit orgue positif à soufflet) joué par Christophe Deslignes
avec une sensualité épidermique, peuvent constituer le noyau d’un orchestre
à géométrie variable.

- Ce trio dispose d’un atout non négligeable qu’est une instrumentation
originale. Encore faut-il savoir en tirer bénéfice... Disons-le sans ambages,
c’est le cas : le concert est impressionnant et la musique magnifique.
La vielle à roue de Regef appelle au calme, à la réflexion. Comme si l’on
écoutait une berceuse insidieuse, on se laisse aller à son roulement rassurant,
sa monotonie charmante. Lopez, entre sonorités tribales, mystiques et
tablas, est stupéfiant d’à-propos. On pourrait croire qu’il est l’instigateur
de cette musique, le créateur de ce monde. Intérieur, refermé sur lui-même,
Gianni Gebbia est visiblement concentré. Son jeu rappelle la tradition
classique indienne. Cela devient évident quand ses sonorités s’associent
à celle de la vielle, qui fait office de fond sonore harmonique, comme
le luth hindou, la tâmpurâ, utilisée dans les ragas indiens. Peu à peu
on devine que ce qui lie la vielle au saxophone est impalpable mais osmotique.
Allongé dans l’herbe de la colline Solférino, la berceuse favorisant la
rêverie, on se sent comme transporté, avec des frissons dans le dos, sur
un tapis volant qui nous au gré de sa fantaisie - et de la nôtre - dans
l’imaginaire... Entre jubilation et apaisement, on se laisse tenter par
une transe douce, comme celle qui nous submerge à l’écoute des chants
bouddhistes tantriques, voire - intuitivement - à la méditation. C’est
un véritable voyage spirituel, et on en redemande. Le mystère de cette
création sur le vif ne sera pas dévoilé ; le public le croque à pleines
dents,- et repart timidement, en tressaillant d’aise. CitizenJazz (à propos
de Jazz à Luz)
